La manière dont les choses se sont déroulées est tout aussi préoccupante. Plutôt que de voter contre nos propositions, la majorité a choisi de faire voter leur retrait. Cela signifie qu’il n’existera aucune trace officielle de ces débats, ni de ces prises de position, ni même de nos propositions.
La seule trace qui subsistera sera la vidéo complète du Conseil, que nous diffusons ci-dessous, à notre habitude. Chacun pourra ainsi constater la réalité des échanges.
Dans la foulée, il nous a été clairement indiqué que toute future motion, à fortiori si elle émane de l’opposition, serait traitée de la même manière. L’outil démocratique que constitue la motion se trouve ainsi “démocratiquement” vidé de sa substance.
Une politique à géométrie variable
Pourtant, le Conseil communal de Rebecq ne s’est pas toujours privé d’intervenir sur des sujets dépassant le cadre strictement local. Des motions ont été adoptées par le passé sur des dossiers comme Delhaize, la situation d’Olivier Vandecasteel, la N25 à Wavre ou encore la guerre en Ukraine. Ces prises de position étaient alors considérées comme légitimes et nous partageons ce point de vue.
Dans le même esprit, plusieurs familles rebecquoises ont accueilli, à différentes périodes, des réfugiés syriens ou ukrainiens. Mais cela semble aujourd’hui appartenir à un autre temps. A leurs risques et périls, désormais.
Ce qui pose problème ici, ce n’est pas l’existence d’un désaccord politique. C’est le fait de politiser des préoccupations citoyennes qui ne le sont pas à l’origine, et de détourner un outil démocratique censé les relayer. C’est aussi le sentiment que les calculs politiques prennent le pas sur l’intérêt général.
La particratie finit par tout salir, y compris au niveau local, pourtant censé être le plus proche des citoyens.
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